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Saint-Pierre, un quartier de Thionville

Nouveau

Les années 50 et après.
L’église a 50 ans.

Grand format 22 x 32,5 cm
et 125 illustrations

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20,00 €

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Fiche technique

Format 22 x 32,5 cm
Nombre de pages 88 pages
ISBN 2-911-992-89-X
Poids 0,5 kg
Reliure souple, pelliculée
Langue Français
Année de parution 2015
Auteur(s) Ouvrage collectif

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Après la Seconde Guerre mondiale, le quartier Saint-Pierre connut une expansion foudroyante. Surgissent de terre toutes sortes d’immeubles, en particulier ceux de la cité « Médoc » destinés à loger les salariés de Sollac.

Toute une population jeune vint rapidement y habiter et le marquer de son dynamisme. Il manquait une église à ce quartier en pleine effervescence. Il était évident pour beaucoup, alors, qu’un quartier sans église était un quartier sans âme.

Dès 1948, une chapelle d’urgence fut construite. Très vite, elle s’avéra trop petite. Encouragé par la population, le curé-archiprêtre de Thionville, le chanoine Schivre, décida la construction d’une véritable église. Au lancement du chantier, une messe fut célébrée en 1960 à l’emplacement de la future église.

Elle fut consacrée par Mgr Paul-Joseph Schmitt le 25 avril 1965, le premier dimanche après Pâques. Entre ces deux dates, cinq ans de collectes, de kermesses, d’animations destinées à récolter les fonds nécessaires à la construction ! Les plus anciens racontent le formidable élan qui les habitait : ils ne doutaient de rien !

Deux particularités de l’architecture de Saint-Pierre manifestent l’intention des bâtisseurs. Son plan d’abord. Vue d’avion, l’église présente la silhouette du Christ. Sa tête, c’est le baptistère. Ses bras ouverts, le péristyle. C’est Dieu qui s’offre ainsi à tous les habitants du quartier. Il est présent à tous, dans leurs diversités culturelles et religieuses.

Pour découvrir l’autre particularité de notre église, il faut y entrer. Nous nous retrouvons comme sous une tente. Les lambris du plafond forment une toile tendue au-dessus de l’assemblée. Comme autrefois, dans le désert de l’Exode, Dieu marche avec son peuple, partageant ses heures de doutes et ses moments de joie.

Aujourd’hui encore, l’église Saint-Pierre rappelle cette présence de Dieu au milieu des siens. Les grands immeubles construits plus récemment autour d’elle la rendent moins visible. Cette configuration est pour la communauté chrétienne une invitation à une autre présence. Plus discrète. Mais plus ferme dans son témoignage de foi.

Pour marquer cette volonté, à l’occasion de ce jubilé, la communauté a choisi d’inscrire deux symboles dans le choeur : un ambon de pierre, pupitre solide qui marque notre enracinement dans la Parole de Dieu ; une croix en métal, présentant le Christ-Roi, qui annonce l’espérance en la vie plus forte que la mort.

Edito de Jean Gantzer,
Curé de Saint-Pierre